2.8.14

Cannes





Si comme moi vous adorez la collection Portraits de Villes de chez Be-Pôles
Ou si comme moi vous aimez  le travail de Clément Jolin 
ce portrait de Cannes devrait rejoindre assez vite votre bibliothèque... 

Montréal par Ludovic Parisot est également sublime

31.7.14

Le bord de l'eau




la magie de l'instant...
écouter  la brise qui joue avec les feuillages, se laisser bercer par la mélodie de l'eau, 
admirer le mariage naturel de l'arbre et des galets...  
juste se laisser porter par la beauté des lieux.
Buis les Baronnies 

7.4.14

A&M






A&M /tatoueurs de murs
Alex et Marine réalisent des fresques grand format, souvent in situ, entièrement à la main, dans un univers graphique fort, aux frontières de la BD, du tatouages et de l'inspiration rock . Si l'animal est un de leurs thèmes de prédilection,  ils réalisent également de nombreux projets sur demande. Je suis admirative de leur travail et de leur talent !

19.2.14

Les mécaniques discursives

Exposées récemment au Bon Marché sur le thème des saisons et de la notion de temporalité, Les Mécaniques Discursives sont une installation conçue par Frédéric Penelle et Yannick Jacquet. Réunis autour de la volonté commune de faire sortir leurs disciplines respectives des sentiers battus, ils laissent libre court à leur imagination pour créer une sorte de machinerie absurde, drôle et poétique, invitant le principe de réactions en chaines et mélangeant la gravure, le dessin et la vidéo. L'installation se développe sur les murs à la manière de cadavres exquis surréalistes, "tel un abécédaire déjanté d'une improbable usine du monde pour nous raconter l'évidence des non-sens de notre monde, la génèse de la priorité introuvable entre nos cerveaux et leurs hallucinations, pour sourire de nos propres inondations et enfumages incontrôlés, de nos vanités mécaniques" ( F.Delvoye).
A voir jusqu'à fin mars entre Bruxelles et le Japon.... 




10.2.14

Zeng Fanzhi

Passage au MAM pour Zeng Fanzhi
exposition jusqu'au 16 février 



2.2.14

27.1.14

La nuit je lis, je prends des trains à travers la plaine

On the road / f.agnelot / Canon AE1

En ce moment, les turbulences de la vie aidant, la nuit je pars vivre des histoires belles, douloureuses, épiques, incongrues, émouvantes ... La nuit je lis, je prends des trains à travers la plaine...

Avec Boris Razon, j'ai vécu la lente déchéance du corps, le sentant s'affaiblir , vivant la douleur  mais voulant croire à de l'hypocondrie jusqu'à la dégénérescence, la paralysie, l'humiliation d'être réduit à l'état de poulpe sous le regard des personnes aimées. Alors que la maladie (forme sévère du syndrôme de Guillain Barré) s'empare de ce corps inerte dans un lit d'hôpital, sous respirateur,  son esprit s'échappe et le mien avec. La raison vascille, le cauchemar infini et la descente aux enfers commencent. Voyage épique aux gré des hallucinations homériques, d'Ecully à Singapour, j'ai été avec lui meurtrière, j'ai vécu la guerre, l'amour, la violence....une éprouvante traversée des ténèbres, un plongeon dans les profondeurs de l'intime pour trouver la sortie,  celle du retour à la vie vers une lente guérison , une métamorphose. 
Boris Razon  / Palladium / Editions Stock 

Avec Arnaud Cathrine, je suis partie  à contre coeur comme Aurélien, écrivain, le personnage de Je ne retrouve personne, régler la vente de la maison familiale en Normandie. Contre toute attente, le séjour se prolonge, prend la forme d'un questionnement personnel face aux fantômes du passé, à la recherche d'une vérité intime, d'une liberté d'être soi-même, d'une acceptation de sa singulaité quelqu'en soient les conséquences. J'ai interrogé avec Aurélien son histoire, teintée de mélancolie lumineuse  jusqu’à sonder les racines d’une solitude à la fois subie et choisie. Il est parfois difficile de se libérer des schémas familiaux, des amours inachevés, de ne savoir s'engager  autrement que dans l'écritureMais quel intéressant voyage que de s'abandonner au principe d’incertitude, de douter de soi au passé (re)composé et au présent le plus immédiat pour tenter d'assumer son goût des  « chemins de traverse, des sentiers dépréciés », et peut-être non pas retrouver quiconque mais  rencontrer enfin quelqu'un.

Avec Hélène Gestern, j'ai accompagné son personnage, Hélène, sur les traces de sa mère, morte lorsqu'elle avait trois ans. Le silence familial a toujours laissé ses questions sans réponse. Une photographie de sa mère entourée de deux inconnus, retrouvée parmi les papiers familiaux l'incite à passer une petite annonce à laquelle Stéphane, vivant en Angleterre répond après avoir reconnu son père, un père qu'il a toujours senti distant.  Au fil de leur correspondance, de leur recherche, l'histoire jamais racontée, les secrets enfouis depuis si longtemps, vont réapparaître, laissant à la fois un goût amer et une envie d'aller jusqu'au bout, jusqu'à la vérité.  C'est une magnifique réflexion sur le secret de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d'éléments inconnus, la résolution d'énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c'est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu'ils modifient, ou pas, ce que nous sommes.

C'est bon, non, quand les lectures nous bousculent, nous emportent dans un voyage qui n'est pas le nôtre et où pourtant on se perd sans retenue ? 

19.1.14

images poèmes / Abbas Kiarostami

En guise de bonne année, 
j'ai eu envie de partager avec vous,
 à travers le regard de cet homme que j'adore,  
des moments uniques, qui ne durent qu'un instant 
et qui grâce à la photographie deviennent éternels.

Abbas Kiarostami fait partie de ces artistes qui à travers l'illusion du spectacle, du film sont à la recherche de la vérité de l'homme. Celle où l'important n'est pas le point d'arrivée mais le chemin parcouru, qui parfois ne finit jamais comme dans ses films. Celle qui nous fait sentir l'immensité du monde et la fragilité de l'homme, comme un humaniste cherchant à approcher les rêves humains.
Réalisateur reconnu, il est un photographe presque trop discret à mon goût.
Dans ses séries "Snow white" et  "Rain and wind" il nous offre des images poèmes, en grand amoureux de la nature, donnant à partager des instants de contemplation  à la fois passionnels et mélancoliques. 
Souvent, nous ne sommes pas capables de voir la beauté de ce que nous avons devant nos yeux, lui toujours je crois. Avec ce supplément d'âme qui trouve le point d''équilibre parfait, miraculeux entre l'intime et l'universel, comme un poème d'Omar Khayyam.
J'ai eu la chance dans ma vie que l'on me murmure à l'oreille quelques uns de ses poèmes en persan et c'était un moment de grâce...alors je serais heureuse si ces images vous touchent comme un poème persan.










‘Contemplating the cloudy sky and the massive trunk of a tree under a magical light is difficult when one is alone. Not being able to feel the pleasure of seeing a magnificent landscape with someone else is a form of torture. That is why I started taking photographs. I wanted somehow to eternalize those moments of passion and pain’. Abbas Kiarostami